Le portrait d'un homme solitaire qui voulait appliquer ce qu'il pensait être juste"Patriote sans patrie. Terme violent. Toutes les lettres du temps désavouent Davel, avec une rare unanimité. On croyait avoir cité les plus terribles. Il en est encore, écrite par les Quatre Paroisses de La Vaux. Ici, la dernière excuse tombe : Davel a travaillé là, fait le bien là, aidé chrétiennement les humbles là, servi là cette petite société. On lui a demandé plusieurs fois d'être parrain. On a eu recours à sa bourse. On a fait appel à sa bienveillance. Davel, seul. - On regarde, on cherche, on en revient toujours là. Davel était seul. Il était venu seul, à cette évolution spirituelle qui l'engagea dans cette entreprise bien vaine, il a vécu seul, il est mort seul. Un signe, peut-être : cette tête qui disparaît, la nuit même, et que remplace le quatrain bien connu:Passant, qui que tu sois! voici l'illustre placeOù le brave Davel, d'une héroïque audacePour avoir chatouillé notre ours un peu trop fortPar un coup de sa patte a terminé son sort.Mais c'est encore un trait de ce peuple, de donner à une juste protestation la forme d'une raillerie, et d'oser de nuit, ce geste, voler une tête qu'on n'a pas su maintenir sur les épaules." - Charles-François LandryUn roman qui nous montre une réalité parfois laide du monde dans lequel on vit...EXTRAITLe 31 mars, au matin, un peu avant cinq heures, un homme franchit le seuil et se trouva dans la rue. Il se retourna, saisit l'anneau de fer à usage de heurtoir et, s'étant un peu arc-bouté, il fit venir à lui la lourde porte. On entendit la péclette glisser sur le fer, et tomber dans l'encoche.Ainsi, les chiens n'entreraient pas dans le long corridor. Mais pour les humains, la maison n'était pas fermée. Il aurait fallu deux tours de clef? Seulement, dans cette petite ville, de qui se méfier ? Rien ne passait inaperçu dans ces rues étroites?CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE"C.-F.